CADOUIN 

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  Ou

Comme des

en pâte


Ou encore vivent les promenades du dimanche.

Ou encore : du Périgord on ne se lasse pas.

Ou encore : vous êtes tombés par hasard sur cette page en cherchant un but de promenade : alors à vos cartes, ce petit tour entre Cadouin et la vallée de la Dordogne en vaut la peine, précipitez-vous sur le croquis, là-dessous.   À vos cartes, vous dis-je, si vous comptez sur le balisage ...

Vous cherchez l'album, vous voulez des images, ne craignez rien, elles sont plus bas.

 Et alors, et alors ? Racontez ! racontez ! 

C'est bien difficile,  il y a si peu à dire, nous sommes partis de Cadouin le matin et rentré audit lieu dans l'après-midi.

Le temps était maussade, un petit crachin tout droit venu des côtes bretonnes nous attendait, bref, ça commençait dans le genre " on aurait dû rester à la maison regarder la télé". Les méandres de la Dordogne, les opulentes maisons de pierre ocre méritent une autre mise en scène. Enfin, à la grâce de dieu, abondamment pourvus de cartes ( c'est le minimum syndical ), des vraies, pas de sommaires dépliants, ( à quoi ça sert que l'I.G.N se décarcasse ),  nous nous sommes mis en route.

Là-haut quelqu'un jaugeait notre ténacité, nous l'avons sans doute satisfait car le crachin a cessé, les nuages se sont vite éclaircis.  

Faisons court : nous avons été largement récompensés de notre obstination, par les sentiers forestiers, les chemin creux bordés de murs de pierre sèche entretenus par des générations et des générations de paysans tenaces. Nous avons serpenté d'un hameau à l'autre, dominé la Dordogne et ses méandres majestueux, entre Trémolat à l'ouest et Limeuil à l'est, tiré des bords entre altières demeures seigneuriales et humbles maisonnettes  pieusement mises en valeur. Au fond, là bas, tout au fond la vallée de la Vézère et Limeuil qui escalade le rebord de la vallée.

Où trouver notre itinéraire ? Nulle part, il emprunte parfois et par hasard des chemins balisés, mai il est reproduit là-dessous.  Vous voulez le télécharger pour l'afficher sur Géoportail , Clic2gpx, le charger sur votre GPS ? Il est à vous, il est ici. Digression : je ne l'ai pas zippé our le plaisir mais parce que mon navigateur l'interprète comme une page normale et en affiche le contenu indigeste.

Où avous-nous mangé à Midi ? mais à Alles, voyons, au bord de la Dordogne, au pied d'un pigeonnier fort coquet ma foi. Si vous suivez nos pas, ne manquez pas l'église de c charmant village, Oui, je sais, son clocher massif et rajouté manque de charme mais les proportions de la nef et du chevet sont harmonieuses et les sculptures du porche méritent le détour. Enfin ! vous verrez ça si vous ouvrez l'album. Ne manquez pas, non plus le monument aux morts, d'une facture inédite. Et ayez une pensées pour toutes ces familles paysannes décimées par la folie guerrière. Ce que nous aons mangé ? Je ne m'en souviens guère mais nous avons terminé par une bonne lampée de Tsuica distillée au clair de lune par des cousins de Vlad Tepes à peu près comme ceci. ( S'ouvre dans une nouvelle fenêtre, nous parlons de Cadouin, que diable, pas de la Roumanie. )

Ensuite c'est moins drôle, le pédoncule du méandre manque d'agrément, malgré des maisons coquette et des ruines mélancoliques . On marche sur du goudron et ce n'est pas notre vocation. Cependant, cependant, dans une prairie toute fleurie se pavanait un coq, mais quel coq ! ( celui que j'ai mis en pâte là-haut ) et dans un autre un petit âne particulièrement affectueux. Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps, et hop, une petite grimpette et nous voici sur la crête qui domine Le Buisson et encore un ample méandre de la Dordogne. Le Buissona vécut d'une activié ferroviaire maintenant révolue, il en reste d'amples faisceaux de rail. Autrefois de longs trains chargés de bois attendaient là leur départ ( Plus bas un lien sur le site d'un amateur des choses ferroviaires ) . 

Nous devons à la vérité de reconnaître que le tronçon de ce parcours qui effleure Le Buisson en longeant une entreprise de travaux publics est fort laid. N'y avait-t-il vraiment aucun moyen de récupérer des chemins sur le flanc de la vallée ? ou d'en tracer un ? Une grosse route, bien dangereuse à traverser et on grimpe, on grimpe vers Le Roussel, Fageyrat, je ne sais. Mais ce que je sais c'est que chacune des maisons de ce charmant hameau mérite qu'on s'arrête. Et en ce mois d'avril les glycines sont en fleur; violet sur fond ocre.

Il ne nous reste plus qu'à rejoindre Cadouin en remontant le But ( si, si il existe ) un bien modeste ruisseau qui occupe sans vergogne une vallée ample et confortable Le chemin est bordé de haies et de murs de pierres sèches. Prenez garde, il est emprunté par des cavaliers, des vélocipédistes et il s'est pas très large. Une vieille carte IGN mentionnait une borie. elle a disparu des cartes modernes mais elle est toujours là, cette borie, elle résiste à la végétation qui cherche à l'étouffer. Elle est humble et minuscule mais touchante, on ne peut pas s'y tenir debout, dieu sait à qui et à quoi elle a bien pu servir.

Ensuite, eh bien ensuite c'est Cadouin, son abbaye, dotée d'une église immense pour un si petit village. Ici encore il ne faut pas hésiter à faire le tour de l'édifice pour se faire une idée de l'ampleur des bâtiments conventuels, on débouche ainsi sur l'Auberge de Jeunesse. Si vous devez y dormir pensez aux moines cisterciens qui ont hanté ces lieux.

Et ensuite ? Mais c'est fini ! il faut rentrer. Un petit remontant à la terrasse du bistro, en face de l'abbaye et nous qutterons ce pays béni à regret, nous ferons un détour, en rentrant pour faire le tout de Molière une bastide minuscule mais charmante.

Combien de kilomètres ? Combien d'heures ? Le dénivelé ? Quelle vitesse moyenne ? Mais je n'en sais rien !  Je sais que nous nous sommes séparés et que nous avons quitté Cadouin avec un petit pincement au cœur.

Récréation.

Images promises images dûes : voici donc notre petit album

Recette

Dans un grand verre.
Faite couler lentement jusqu'au moins les trois quarts une large rasade d'horizons variés
Un zeste de nuages, attention, pas trop, pas trop, arrêtez, vous avez la main bien lourde mon ami ( e ).
Des fleurs, ajoutez , des grandes et des petites, des modestes et des orgueilleuses, des sauvages et des domestiques, des bleues, des rouges, des jaunes....
Des rondelles de monuments, des tranche de palais ? mais elles sont ici, là, partout, les œuvre des génération passées,  Il suffit d'ouvrir l'œil et de ne pas arpenter les chemins avec le diable à ses trousses.
Une bonne grosse louche, ne pas lésiner,  de bonne humeur, de confiance mutuelle et de sympathie réciproque.
Pour corser, un petit cube, d'incertitude sur la route à suivre, suivrons-nous ce sentier ? Oh non, celui-là semble plus avenant...  Plaignons le lugubre abonné aux breuvages insipides, celui qui n'a jamais dévié du chemin tout tracé .
Des montées et descentes, ce qu'il faut pour pouvoir raconter plus tard les à-pic vertigineux, les pentes  harassantes.
Au large, vous là-bas, rembarquez votre fiole de contraintes  !
Nous n'en voulons mie, vous allez rendre amer et imbuvale notre précieux nectar.


Là-dessous quelques informations



Les épingles bleues ne piquent pas, vous pouvez cliquer et vous saurez tout sur notre itinéraire

Par ici pour voir des imagees de l'abbaye

Ici de la doc sur cette abbaye qui aurait abrité, comme la cathédrale de Turin, le Saint Suaire et qui faisait de Cadouin un concurrent de Compostelle

Ici pour regarder des vues aériennes prises par un amateur de chemins de fer


 
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